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22
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05
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2026
Grazia - Cet hôtel français au design soigné est la meilleure adresse pour un week-end à Londres
Dans son article intitulé « Cet hôtel français au design soigné est le meilleur bon plan pour un week-end à Londres », Grazia présente le Grand Hotel Bellevue London.
Cet hôtel français au design soigné est la meilleure adresse pour un week-end à Londres
Adresse française ultra-chic, à deux pas de Paddington, le Grand Hôtel Bellevue prouve qu'il est possible de trouver à Londres de beaux hôtels design à des prix abordables...
S'il est assez facile (et relativement abordable) de rejoindre Londres en à peine deux heures d'Eurostar depuis Paris, s'y loger décemment sans se ruiner est une tout autre paire de manches. S'offrir le luxe d'un hôtel plutôt coquet, qui soit en plus bien situé et abordable, est une quête des plus rares. Le plus souvent, il s’agit d’adresses d’initiés qui ne se transmettent que par le bouche-à-oreille afin de préserver leur confidentialité.
Dans le quartier de Paddington, à deux pas de l’une des gares les plus importantes et les mieux desservies du centre de Londres, mais aussi non loin d’Hyde Park et de la célèbre artère commerçante qu’est Oxford Street, le Grand Hôtel Bellevue fait précisément partie de ces perles rares que l’on aimerait presque garder secrètes.
Inauguré en 2024, ce charmant hôtel quatre étoiles est la première adresse à l'étranger du groupe familial français Lignée Hôtels (à qui l’on doit Le Narcisse Blanc à Paris ou Le Yndō à Bordeaux). Il déploie ses charmes dans une élégante demeure victorienne classée, face aux jolis jardins arborés de Norfolk Square. On y entre comme dans l’une de ces belles et chaleureuses maisons de famille typiquement anglaises, où règne une hospitalité des plus attentionnée.
Un dialogue esthétique entre tradition et excentricité
La décoration, très réussie, a été confiée à l’architecte d’intérieur italien Fabrizio Casiraghi (classé parmi les 100 meilleurs designers du monde par le magazine AD en 2022). Il a conçu chacun des espaces comme un cocon raffiné qui aurait pu appartenir à un aristocrate anglais épris des charmes d’antan et à son épouse, globe-trotteuse excentrique ayant un penchant marqué pour l’art contemporain, l’Inde et l’Amérique latine. Le designer a imaginé une sorte de dialogue entre les univers respectifs (et diamétralement opposés) de ce couple de propriétaires fictifs. De cet échange est né un lieu à la croisée des époques, où le classicisme de Monsieur répond à l’exubérance de Madame.
Dès la réception, qui jouxte le bar de l’hôtel baptisé Pondicherry, le mobilier en bois sombre s’harmonise avec un parquet de la même teinte, orné de tapis persans aux motifs somptueux. Dans le couloir d’entrée, un drapeau Union Jack encadré nous rappelle que nous sommes bien à Londres. Les banquettes recouvertes de velours réchauffent l’atmosphère, tandis que les murs se parent d’un orange mandarine audacieux. Les somptueuses cheminées sont mises en valeur par de beaux miroirs baroques, tandis que se multiplient ici et là des objets de design et des antiquités qui auraient presque pu trouver leur place dans un musée. Le comptoir d’accueil, quant à lui, joue la carte du contemporain, tout de métal vêtu. L’art du contraste.
Si de nombreuses tapisseries aux motifs chatoyants ornent les murs aux quatre coins de l’hôtel, la plus imposante se trouve sans aucun doute près du bar. Elle est l’œuvre de la créatrice Emily Bode, fondatrice de la marque new-yorkaise BODE. Inspirée par les origines indiennes de son mari, la créatrice a brillamment mis en scène un univers d’Asie du Sud peuplé de tigres et d’éléphants, apportant ainsi une touche narrative unique à ce lieu. Autant de motifs qui se reflètent d’ailleurs subtilement dans les tables en laque noire du bar ainsi que dans les dossiers dentelés, eux aussi laqués, qui soutiennent les banquettes.
Comme l’hôtel ne dispose pas de restaurant, c’est dans cet espace aux allures de club privé que l’on s’arrête pour prendre un cocktail ou un verre de vin (français, évidemment) avant d’aller dîner dans l’un des nombreux bons restaurants qui parsèment le quartier.
Au rez-de-chaussée, l’espace Green Room propose chaque matin un buffet de petit-déjeuner simple mais efficace, idéal si l’on ne souhaite pas partir à la découverte des environs dès le réveil. Autre atout de taille : le sous-sol abrite une salle de fitness ouverte 24h/24 qui, malgré ses dimensions modestes, est équipée d’appareils haut de gamme en cuir et en bois design de la marque allemande NOHRD, et accueille ponctuellement des cours collectifs de yoga.
Des refuges chaleureux au charme victorien
Les 60 chambres de l’établissement se répartissent sur cinq étages. Pour les découvrir, on préférera délaisser l’ascenseur pour emprunter le somptueux escalier d’époque, doté d’une rampe en fer forgé et recouvert d’une moquette à motifs floraux. Conçues pour répondre aux besoins de tous les types de voyageurs, les chambres présentent différentes superficies (entre 7 et 35 m²). Les plus petites (qui sont également celles aux tarifs les plus avantageux) s’inspirent des cabines douillettes d’un bateau, individuelles ou doubles, et constituent des points d’ancrage fonctionnels parfaits pour un court séjour.
Plus haut, les chambres classiques et supérieures se révèlent être de véritables havres de paix baignés de lumière naturelle grâce à leurs hauts plafonds ornés de moulures et à leurs fenêtres à guillotine typiquement britanniques. La plus belle chambre de l’hôtel ? Sans conteste la Grand Norfolk Suite, avec sa hauteur sous plafond magistrale et ses grandes baies vitrées d’où l’on peut observer les amoureux assis sur les bancs publics du square. Elle dispose également d’une superbe baignoire, où l’on se détend avec délice après avoir goûté à l’effervescence de la ville.
D’un confort et d’un cachet irréprochables, toutes les chambres dégagent une atmosphère feutrée qui fait écho à l’identité de l’hôtel. Le mobilier exclusif en bois sombre s’y marie à des tapis et des rideaux aux tons doux de beige, de vert ou de bleu, tandis que cette célèbre touche d’orange caractéristique vient égayer la moquette et les canapés. La literie, dont le moelleux mérite d’être souligné, provient de la maison française Davilaine.
Les salles de bains au style rétro, recouvertes de petits carreaux, séduisent par leur charme délicieusement britannique, malgré leur petite superficie qui ne permet pas toujours d’y disposer tout son nécessaire de toilette. Un détail compensé par le plaisir d’y retrouver les prestigieux produits de soin signés Floris, parfumeur historique de la Couronne britannique.
À partir de 200 livres la nuit, rares sont les établissements londoniens capables de rivaliser en termes de cachet et de rapport qualité-prix. À noter soigneusement.
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